ARIS (Reuters) – Arnaud Lagardère, gérant commandité de Lagardère a déclaré jeudi qu’il disposait des mêmes informations que l’Etat français au sein d’EADS, dont ils sont tous deux actionnaires. “Ce que je savais, ce que je sais, l’Etat le savait, l’Etat le sait. Je ne veux pas laisser la moindre ambiguïté sur ce point-là. Il n’y avait absolument aucune divergence, aucune différence sur l’information entre l’Etat actionnaire et Lagardère actionnaire”, a-t-il déclaré lors de son audition par la commission des Finances de l’Assemblée nationale.
Ce dernier s’exprime devant les parlementaires alors que l’Autorité des marchés financiers (AMF) enquête sur des ventes suspectes de titres EADS de la part de dirigeants et actionnaires du groupe entre novembre 2005 et avril 2006.
L’enquête de l’AMF, qui devrait se terminer au début de l’année prochaine, porte à la fois sur les conditions dont certains dirigeants d’EADS et de sa filiale Airbus ont exercé leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 et sur celles qui ont entouré la cession, le 4 avril 2006, par Daimler et Lagardère de 7,5% du capital d’EADS chacun.
Ces opérations ont eu lieu peu avant l’annonce de nouveaux retards de l’A380 le 13 juin 2006, qui avait entraîné une chute de 26% du titre EADS.