L’action Iliad (fournisseur d’accès internet Free) montait mercredi à l’ouverture de la Bourse, et celles des trois opérateurs de téléphonie mobile étaient également en hausse, après le rejet de la candidature d’Iliad à la quatrième licence 3G en France.

A 9H02 (7H02 GMT), Iliad prenait 4,91% à 75 euros, tandis que les titres d’actionnaires d’opérateurs mobiles progressaient, France Télécom (Orange) de 1,34% à 23,45 euros, Vivendi (SFR) de 1,50% à 30,46 euros et Bouygues (Bouygues Télécom) de 1,20% à 63,15 euros, dans un marché parisien en hausse de 0,15%.

“Cette nouvelle devrait (…) rassurer le marché qui verrait un risque en moins dans les lourds investissements d’Iliad déjà engagé dans le développement d’un réseau optique”, a affirmé mercredi Oddo, dans une note à ses clients.

“C’est une bonne nouvelle pour les autres opérateurs mobiles (SFR, Orange) et surtout Bouygues Telecom dont une cession serait plus facile avec trois acteurs dans la 3G au lieu de quatre”, a ajouté le courtier.

“L’attribution d’une licence 3G à Free aurait été mal perçue par les investisseurs, le montant des investissements était trop élevé”, a également jugé Natixis, dans une note à ses clients.

L’Arcep, autorité de régulation des télécoms, a rejeté la candidature de Free Mobile (Iliad) pour l’attribution de cette licence, estimant que les conditions financières requises n’étaient pas respectées, notamment “la capacité à payer la part fixe de la redevance”, à savoir près de 620 millions d’euros à verser en septembre de l’année de la délivrance de l’autorisation.

Le groupe de médias et de télécommunications Vivendi va acquérir 2% supplémentaires du capital de l’opérateur Maroc Telecom après un échange de titres avec la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, portant ainsi sa participation à 53%, selon un communiqué commun des deux groupes diffusés jeudi.

Après cette opération, qui valorise l’action de Maroc Telecom à 140,27 dirhams (12,38 euros), le groupe Caisse de Dépôt et de Gestion devient actionnaire de Vivendi à hauteur de 0,6%, indique le communiqué.

La Caisse de Dépôt et de Gestion, principal investisseur institutionnel marocain, “entend être un investisseur de long terme de Vivendi”, est-il ajouté.

ROME - La cour d’assises de Rome a jugé jeudi irrecevable devant les juridictions italiennes la plainte contre Mario Lozano, le soldat américain accusé du meurtre en Irak de l’agent secret italien Nicola Calipari, a constaté sur place une journaliste de l’AFP.

Le tribunal a suivi les arguments de la défense qui contestait la compétence de la cour pour juger le soldat Mario Lozano (37 ans), accusé d’homicide volontaire et de deux tentatives d’homicide.

“Il n’y aura pas de procès faute de compétences juridictionnelles” de la part de la cour, a affirmé le juge Angelo Gargani en annonçant le verdict.

Alberto Biffani, l’avocat de Lozano s’est félicité de la décision: “la cour a suivi mon opinion”, a-t-il affirmé.

En mars 2005, Lozano, posté à un barrage de l’armée américaine à Bagdad, avait tiré sur la voiture dans laquelle se trouvaient Nicola Calipari, la journaliste italienne et ex-otage Giuliana Sgrena, et un autre officier italien alors que le véhicule se dirigeait vers l’aéroport.

Calipari qui venait d’obtenir la libération de Sgrena avait été tué tandis que la journaliste et le second officier avaient été blessés.

Le soldat américain avait rejeté la responsabilité de la mort de l’agent secret sur la journaliste italienne, lors d’une interview à la Rai le 14 mai dernier.

“C’est elle qui est fautive (…). Si elle n’était pas venue là-bas (en Irak, ndlr), Calipari ne serait pas venu la sauver. Elle connaissait les risques et elle l’a fait quand même”, avait-il déclaré.

Ces propos avaient été jugés “inadmissibles” et “choquants” par la journaliste, partie civile au procès.

Giuliana Sgrena présente jeudi à l’énoncé du verdict a déclaré: “je trouve ce verdict incroyable. L’arrogance américaine a gagné”.

“Calipari était considéré comme un héros et maintenant ils (les juges) ne veulent pas savoir ce qui s’est passé. C’est très sérieux”, a-t-elle estimé.

Son avocat, Simone Sabattini, a précisé à l’AFP qu’il comptait faire appel du jugement de la cour d’assises

Les Etats-Unis ont assuré depuis le début de l’affaire que leurs militaires s’étaient comportés de manière réglementaire et que le véhicule des Italiens roulait trop vite et n’avait pas ralenti à l’approche des soldats américains.

Pour les Etats-Unis, la mort de Calipari a été un “accident tragique, rien de plus”.

L’Italie n’avait jamais accepté cette explication et avait refusé de signer un rapport rédigé conjointement avec les Américains, pour procéder à ses propres expertises.

Le procès préliminaire s’était ouvert le 17 avril dernier à Rome.

Si la justice italienne s’était déclarée compétente, cela aurait été la première fois qu’un soldat américain servant en Irak aurait été poursuivi devant un tribunal étranger.

gd-jflm/nou/cac

(©AFP / 25 octobre 2007 13h57)

PARIS - L’électricien français EDF va céder des centrales à gaz au Mexique, après s’être déjà désengagé du Brésil et d’Argentine, toujours dans le but de se recentrer sur l’Europe et l’énergie nucléaire.

Le premier producteur européen d’électricité a annoncé jeudi qu’il allait céder à l’espagnol Gas Natural cinq centrales à cycles combinés de gaz et de vapeur situées au Mexique, ainsi que la société qui les exploite et un gazoduc.

L’ensemble est valorisé à 1,448 milliard de dollars, a précisé EDF dans un communiqué.

Les centrales Saltillo, Altamira 2, Rio Bravo 2, Rio Bravo 3 et Rio Bravo 4 représentent une puissance totale 2.233 mégawatts (MW).

Le groupe français avait lancé en février le processus de cession de ces actifs.

Dans un communiqué distinct reçu à Madrid, l’espagnol Gas Natural a précisé que quatre des centrales cédées appartenaient à EDF, tandis que la cinquième était détenue en coentreprise à 51% par EDF et 49% par le géant industriel japonais Mitsubishi.

EDF est présent au Mexique depuis 1998 comme investisseur et exploitant, depuis que le gouvernement mexicain a privatisé la production électrique.

Selon EDF, cette cession s’inscrit dans la stratégie du groupe, qui “inclut notamment le recentrage de ses activités en Europe et la participation à la relance du nucléaire dans le monde”.

C’est d’ailleurs l’Europe qui avait tiré la croissance du chiffre d’affaires d’EDF en 2006. EDF a dégagé en 2006 des ventes de 58,9 milliards d’euros, en hausse de 15,4%, tirées par une croissance en Europe (hors la France) de 37,1% à 24,8 milliards. En France (54,2% du chiffre d’affaires total), elles ont progressé en 2006 de 6,4% à 31,9 milliards.

EDF a déjà commencé à se désengager d’Amérique latine, en vendant Light, sa filiale au Brésil, et Edenor, sa filiale en Argentine.

En mai, EDF a vendu le solde de sa participation dans le premier distributeur argentin d’électricité Edenor, dont il possédait encore 25%, après avoir finalisé en septembre 2005 la cession de 65% d’Edenor au fonds d’investissement argentin Grupo Dolphin.

En août 2006, EDF a vendu 79,4% du capital de sa filiale brésilienne Light pour 319,8 millions de dollars (environ 249 millions d’euros à l’époque) au groupement d’entreprises brésilien Rio Minas Energia. Light fournit de l’électricité à 3,8 millions de consommateurs dans l’Etat de Rio de Janeiro.

EDF veut aussi profiter de la relance des centrales nucléaires dans le monde, moins polluantes en gaz à effet de serre que les centrales à énergie fossile (gaz, charbon).

Candidat à la construction de centrales nucléaires en Grande-Bretagne, il vise aussi le marché américain avec l’ambition d’y construire une première centrale nucléaire en 2015.

Le groupe français est aussi en pourparlers avec la Chine, pour participer notamment à la construction des centrales qui accueilleront les réacteurs de troisième génération EPR du groupe nucléaire français Areva. Il entend aussi se développer en Afrique du Sud.

EDF veut “exporter sa compétence” à partir de la construction de l’EPR de Flamanville (Manche), qui devrait commencer à la fin de l’année.

EDF

GAS NATURAL

MITSUBISHI CORPORATION

AREVA

(©AFP / 25 octobre 2007 13h02)

On est déçus” : Voilà le commentaire lancé par les syndicats à la sortie de leur entretien sur la réforme des régimes spéciaux de retraite avec Xavier Bertand, ministre du Travail. “Le gouvernement n’a visiblement pas encore pris conscience de l’ampleur de la grève du 18 octobre“, a déclaré Jean-Christophe Le Duigou de la CGT. “Cette méthode de consultation est insuffisante. On va finir par croire que le gouvernement cherche à diviser les organisations syndicales” a-t-il ajouté. Mais pour l’instant, point de division. Jean-Louis Malys de la CFDT partage l’avis de son collègue de la CGT. A la sortie de son entretien avec le ministre il a regretté qu’il “n’y ait pas eu de nouvelles propositions“. “On attend maintenant que le gouvernement bouge avant le 31 octobre et qu’il intègre certaines de nos propositions“, a-t-il déclaré. Rappelons que le 31 octobre est la date à laquelle les syndicats de la RATP et de la SNCF doivent se retrouver pour décider des suites de leur action. Une action qui prendrait la forme de nouvelles grèves à la mi-novembre. Les syndicats de l’énergie et ceux de l’enseignement pourraient également se joindre au mouvement.

Points d’achoppement

La CGT demande une ouverture d’une négociation globale de la réforme alors que le gouvernement préfère une négociation par entreprise et par branche, excluant une négociation multilatérale. Du côté de la CFDT, “ceux qui disent qu’ils sont hostiles à l’alignement de la durée de cotisation sur 40 ans savent que le gouvernement ne fera pas marche arrière“. “On sait que le gouvernement ne lâchera pas sur ce point. Alors, soit on s’y oppose frontalement et on laisse faire sans négocier de compensations, soit on tente de repérer les vrais défauts de ces régimes et cela peut devenir une opportunité“, a expliqué Jean-Louis Malys. “Le problème est qu’il y a des points durs, des obstacles. On attend que le ministre lève ces obstacles” a-t-il ajouté avant de prévenir “on est dans une logique de négociation mais nous n’excluons pas les actions“.

Le gouvernement doit encore recevoir la CFE-CGC, l’Unsa, la CFTC et FO. L’Union syndicale solidaire, dont fait partie le syndicat Sud, regrette de ne pas avoir été conviée. Environ 500 000 cotisants et 1,1 millions de retraités bénéficient des régimes spéciaux de retraite. Ils travaillent ou travaillaient à la SNCF, RATP, EDF, GDF, aux mines, dans la marine, ou encore à la Comédie française ou au Parlement. Le gouvernement envisage un alignement en 2012 de la durée de cotisation sur celle de la Fonction publique, soit 40 annuités.

ARIS (Reuters) - Arnaud Lagardère, gérant commandité de Lagardère a déclaré jeudi qu’il disposait des mêmes informations que l’Etat français au sein d’EADS, dont ils sont tous deux actionnaires. “Ce que je savais, ce que je sais, l’Etat le savait, l’Etat le sait. Je ne veux pas laisser la moindre ambiguïté sur ce point-là. Il n’y avait absolument aucune divergence, aucune différence sur l’information entre l’Etat actionnaire et Lagardère actionnaire”, a-t-il déclaré lors de son audition par la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Ce dernier s’exprime devant les parlementaires alors que l’Autorité des marchés financiers (AMF) enquête sur des ventes suspectes de titres EADS de la part de dirigeants et actionnaires du groupe entre novembre 2005 et avril 2006.

L’enquête de l’AMF, qui devrait se terminer au début de l’année prochaine, porte à la fois sur les conditions dont certains dirigeants d’EADS et de sa filiale Airbus ont exercé leurs stock-options en novembre 2005 et en mars 2006 et sur celles qui ont entouré la cession, le 4 avril 2006, par Daimler et Lagardère de 7,5% du capital d’EADS chacun.

Ces opérations ont eu lieu peu avant l’annonce de nouveaux retards de l’A380 le 13 juin 2006, qui avait entraîné une chute de 26% du titre EADS.

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